L’Iron Butt est souvent appelé ainsi, en diminutif de l’Iron Butt Association, mais c’est quoi concrètement? Non, en réalité on ne fait pas un Iron butt à moto. La traduction française des « culs d’acier » est évocatrice. Derrière ce nom se cachent plusieurs défis mais qui regroupent toutes une catégorie de motards: ceux qui mangent les kilomètres.

Faire un Iron Butt ?

Toutes les infos sont sur leur site en américain: Ironbutt.org

On en a entendu parler récemment avec le célèbre Laurent cochet qui a bouclé 4 Saddlsore en 4 jours sur une Kawasaki versys 1000. Bel exploit !

En réalité, on ne fait pas un Iron Butt. On peut obtenir un certificat pour une épreuve, qui est décerné par cette « Iron Butt Association ».

Parmi ces différentes épreuves, la plus célèbre ( et la plus courante ) est le « Saddlesore » ( pour  » selle douloureuse » en français ). Elle consiste à parcourir 1000 miles ( ou 1610 km hors USA ) en moins de 24 heures. En tant que français, vous pouvez donc tenter un saddlsore 1600k.

logo saddlesore 1600k
saddlesore 1000

D’autres peuvent s’y ajouter comme le « Bunburner » ( brûleur de cul… ). dans ce cas , c’est 2500 km en moins de 36 heures qu’il faut parcourir ! Pour nous ce sera donc le bunburner 2500k.

logo bun burner 2500k
Bun Burner 2500K

D’autres « épreuves  » se déroulent aux états Unis comme un nombre de Saddlesore à faire en un nombre de jours, ou un nombre de pays à traverser en un temps donné, un rallye au kilométrage conséquent…

Pourquoi faire un Iron Butt?

Il y aura toujours ceux qui trouvent ça ridicule et ceux qui en rêvent. Quoiqu’il en soit, à l’image d’un jogger loisir qui un jour veut tenter de courir un marathon, le motard qui aime rouler peut aussi vouloir savoir jusqu’où il aime rouler. Avoir une selle douloureuse jusqu’à un cul brûlé…!

moto en voyage
il faut aimer faire des km pour faire genre de défi

Les conditions pour avoir un certificat d’Iron Butt

Tout est expliqué sur leur site mais on va résumer en français ici.

étape 1 : choisir une route sûre

La sécurité est primordiale. Il faut choisir un itinéraire qui permette de le réaliser dans des conditions de sécurité normales. Si vous faites des excès de vitesse ou que vos moyennes sont excessives, vous serez refusé ! Le but n’est pas de faire une course mais une épreuve d’endurance. Un saddlsore ou un bunburner se prépare comme tel. De toute façon , vous devrez fournir des preuves et votre itinéraire sera contrôlé pour éviter les situations dangereuses ou de triche.

étape 2 : Avoir un témoin

Pour votre départ, vous devez avoir un témoin visuel. Un ami, le pompiste de la station, peu importe. Il vous faut quelqu’un pour officialiser et prouver votre départ.

Vous n’avez pas à prévenir de votre départ. Cela afin d’éviter aux motards qui le tentent de partir si les conditions sont trop dangereuses ou inappropriées. Vous êtes libre de débuter quand bon vous semble.

étape 3 : Gardez vos reçus

Cette étape est primordiale. vous devez gardez vos reçus d’essence. C’est d’ailleurs le premier plein que vous ferez en partant qui fait officiellement office de départ. Idéalement, il faut les prendre en photo avec votre compteur. En clair, il faut prouver vos kilomètres avec tous les reçus possibles.

étape 4 : Avoir un témoin de fin

Comme pour le départ, essayez d’avoir un témoin de fin et surtout de faire votre dernier plein, votre dernière preuve en ayant fait les kilomètres nécessaires.

étape 5 : rassemblez tout votre dossier

Une fois que vous avez terminé et jeté votre moto au fond du garage pour quelques jours, rassemblez vos preuves, montez un dossier clair et lisible, puis envoyez le tout aux USA pour valider le dossier. Vous pouvez faire ça aussi par internet aujourd’hui.

Il ne vous reste plus qu’à payer pour obtenir votre certificat. Il faut compter environ 40 dollars pour celui-ci. Vous pouvez ajouter un patch et/ou une plaque pour votre trophée personnel.

Préparer sa tentative d’Iron Butt

On ne part faire 1600 ou 2500 kilomètres en si peu de temps comme on peut partir à l’arrache en road-trip. Chacun aura ses astuces et ses préférences. N’oubliez pas que vous roulerez forcément de nuit, y compris à la fraîche du matin, quelle que soit la saison, été compris.

Il faut donc penser à avoir de quoi rester au chaud, boire, manger. Il faut penser à organiser sa fatigue, ou plutôt son économie d’énergie en gérant les pauses et les arrêts. Certains points particuliers nécessitent aussi des preuves, comme les points de demi tour sur votre trajet, ou quand vous changez de cap si vous faites une boucle.

Moto et pilotes auront besoin d’être préparés et soignés s’ils veulent arriver au bout et surtout rester en sécurité.

slogan IBA
« les riders les plus durs du monde »

Conclusion

L’Iron butt peut sembler très américain. Il a pourtant ses adeptes un peu partout dans le monde. C’est une forme de voyage quoiqu’on en dise. C’est aussi un défi personnel à ne pas prendre à la légère et face auquel celui qui le tente peut avoir à renoncer…

Cependant, il reste un défi envers soi-même et un sacré coup de moto pour les rouleurs !

Une fois que vous aurez visité leur site et glané quelques témoignages et infos, vous risquez comme moi d’être tenté par l’aventure, soyez prévenus…

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