Norvège – Cap Nord – Russie

En 2018, je me suis débrouillé pour cumuler mes congés et prendre 1 mois complet. J’avais envie de partir plus loin de de prendre le temps de le faire. J’avais surtout envie de mettre les pieds en Russie, histoire de voir si cette idée d’y passer 5 mois serait un rêve ou pas du tout!

Préparation du voyage

Le choix des dates était assez simple: A la bonne période, quand il y fait jour le plus souvent. J’ai donc choisi juin.

Pour rejoindre la Norvège, j’ai réservé un bateau pour le traversée Kiel (DE) – Goetborg (S). Etant donné que je ne réserve rien, ni ne prévois aucun itinéraire, j’ai juste regardé regardé la carte pour repérer quelques routes et endroits sympas, en utilisant comme souvent: Dangerousroads.org .

Le visa pour la Russie a été fait chez Action-visas. Assez simple et rapide, c’est une solution de facilité et de tranquillité que ne coûte pas si cher.

Norvège

Je suis donc arrivé en Norvège début juin sous un soleil magnifique et de belles températures. L’itinéraire était simple: Vers le Nord. J’en ai profité pour prendre quelques routes sympas comme la  » Peer gynt vegen » et la « trollstingen« . Le sud de la Norvège est magnifique et les montagnes réservent des paysages de fjord magnifiques.

la trollstingen en Norvège

Evidemment, je suis aussi passé par la fameuse Atlantic Higway. 10 degrés à 17 heures, les températures commençaient à baisser au fur et à mesure que je montais, et le soleil se faisait de plus en plus rare. Cette route ne m’a pas laissé une impression exceptionnelle. J’ai lu partout qu’elle est sublime et j’ai vu plein de photos de ce pont enjambant les eaux. En réalité, j’ai traversé un pont, mais sans impression particulière. Les paysages montagneux sont beaucoup plus jolis!

Magie du voyage, j’ai rencontré Dom, un motard Français qui allait au Cap Nord avec sa gsxr. Nous avons fait connaissance et sommes restés quelques jours ensemble. Une rencontre vraiment sympa qui nous a permis de bien rigoler, de faire de bons apéros dans ce pays où la vie est si chère…

J’ai donc calé mon trajet sur le sien, et nous avons traversé les îles lofoten. Malgré le temps toujours plus mauvais: autour de 6 à 8 degrés et de la pluie très souvent, les paysages y sont absolument magnifiques. On pourrait s’arrêter faire une photo toutes les deux minutes !

Après quelques jours, nous nous sommes séparés, lui avait prévu d’autres arrêts, notamment pour faire changer son pneu arrière. J’avais comme objectif d’entrer en Russie vers le 15 juin.

Les températures ont continué à descendre au fur et à mesure que je montais. si bien que mi-juin, c’est parfois autour de 2 à 4 degrés et des averses bien froides qui m’accompagnaient sur la route.

le Cap Nord

C’est donc le 14 juin que je me suis retrouvé sur la route menant au Cap Nord. Dès le matin, j’ai pris un petit col qui culminait à 400 mètres, et j’ai eu la joie d’y rouler par -1 degrés avec de la neige…

Après avoir bifurqué sur la E69, menant au site même, les températures ont tourné autour de 2 degrés , avec un fort vent, et bien sûr quelques averses. Frais pour la mi-juin!

Le site en lui même ne m’a pas laissé une impression incroyable. c’est très touristique et ce n’est pas le genre d’endroit qui e fait rêver. C’était peut être dû aussi au fait que mon but était surtout la Russie, plus que le Cap Nord…

la Russie

Je me suis donc présenté en Russie par la frontière la plus au Nord. Le passage s’est fait assez facilement, les douaniers étaient même bien plus sympa que ce que je m’imaginais ( foutus a priori… ). En entrant en Russie, j’ai eu cette sensation et je e suis dit: J’y suis !

entrée en Russie par la Norvège

On s’y sent bien plus dépaysé qu’en Norvège. le litre d’essence coûte environ 60 centimes d’euros… le rêve !

J’ai passé 2 jours à Mourmansk, histoire de « prendre la température », visiter la ville et surtout le brise glace nucléaire « Lénine ». J’ai été surpris par la sympathie des gens, leur sourire, et de voir à quel point ils sont ravis que quelqu’un vienne voir leur pays!

Au 3e jour, au hasard d’un poste de contrôle comme il y en a souvent, je me suis rendu compte que j’avais perdu LE papier qu’il ne faut pas perdre: la carte d’immigration. C’est un petit papier de rien du tout, qu’on vous glisse dans le passeport à la douane. Je me souviens l’avoir vu dans mon passeport lors du premier contrôle sur la route. Mais là il n’y est plus, et je suis sûr de ne plus l’avoir. Après avoir déballé tous mes papiers en ma possession, y compris la facture de la carte SIM russe, l’officier m’a laissé partir.

Le soir, j’ai trouvé un petit Hôtel un peu plus  » classe » , et heureusement car la réceptionniste parlait bien anglais. quand elle m’a demandé ma carte d’immigration pour m’enregistrer, je lui ai expliqué que je l’avais perdue. elle ne pouvait donc pas m’accepter. En lui demandant ce que je pouvais faire car je ne voulais pas de soucis en russie, elle a demandé à la patronne de l’Hôtel. Cette dernière m’a dit:  » aujourd’hui c’est dimanche, on ne peut rien faire, mais demain on va t’aider. En attendant , reste là ce soir quand même ».

C’est comme ça que le lendemain à 11h, je partais avec un de ces employés en voiture au poste de police me faire faire un duplicata, sans avoir rien fait. Elle a passé une bonne dizaines de coups de fils a expliquer ma situation, et a tout fait pour moi. En l’échange de quoi? rien, juste pour aider.

Holger

C’est aussi ce jour là, en reprenant la route, que j’ai rencontré Holger. c’est un allemand qui faisait a peu près le même parcours que moi avec son side car. J’avais aperçu son side a Mourmansk, puis le matin en allant au poste de police. Je me suis dit qu’aujourd’hui, j’allais bien le voir sur la route et je m’étais mis en tête de m’arrêter dans toutes les stations au cas où il y soit. finalement, 10km après avoir pris la route, il était arrêté, avec son pneu arrière complètement mort. Nous avons finalement passé la journée ensemble et lié une belle amitié !

C’est avec les péripéties pour changer son pneu que nous avons eu une belle démonstration de l’esprit Russe. En s’arrêtent dans un centre de vacances pour louer un chalet. Le patron est venu voir ce que nous faisions car Holger avait demandé des outils pour démonter sa roue. Il avait comme idée d’aller en train à Saint Pétersbourg ( à 500km) en train, faire changer son pneu, revenir, remonter tout et repartir. Finalement, le patron a appelé son frère qui était justement sur place et qui devait venir dans la semaine. et au final, le frangin a déboulé le lendemain matin avec un pneu neuf, ans avoir rien eu a faire ni avancer d’argent !

J’ai aussi profité de ce séjour en Russie pour aller à un rassemblement « Horizon Unlimited », où j’ai passé 4 jours merveilleux avec des motards Russes. Encore une fois, j’ai fait de très belles rencontres et j’ai hâte d’y retourner pour revoir mes amis !!

La route du retour

Sur la route du retour, j’ai recroisé Holger, par hasard, juste avant la frontière Polonaise. Je le croyais déjà rentré. Nous avons passé 2 jours ensemble en Pologne encore, puis je suis descendu par le Sud pendant qu’il rentrait. J’ai bien sûr fait une halte chez lui sur la route du retour.

Au final, Depuis la Russie j’ai pris le « classique » Lituanie, Lettonie, Pologne Allemagne, France. Mais l’odeur de retour était un peu forte pour en profiter encore pleinement…

Et le mieux alors?

Sans hésiter: un gros coup de coeur pour la Russie! Les paysages, la vie, les gens, j’ai vraiment adoré!

Le voyage en lui-même était sympa. J’ai fait le cap Nord, j’ai fait mes 10 000km en 1 mois, le beau roadtrip. Mais j’en retiens surtout la Russie, j’ai hâte de la traverser pour aller jusque Magadan !

Vous pouvez aussi lire le petit article que j’ai rédigé dans Road trip magazine N°51 sur ce voyage!

2 pensées sur “Norvège – Cap Nord – Russie

  • 10 octobre 2019 à 21 h 32 min
    Permalink

    Bonjour Sébastien,

    Te souviens tu du couple sur une Yamaha 1200 XTZ que tu as croisé quand tu entrais en Russie l’année dernière?
    Eh bien voilà, c’était nous! Marie-Christine et Alain.
    J’avais lu, bien entendu, ton article dans Road Trip Magazine ce matin ,le facteur a déposé ton livre dans notre boite aux lettres. J’ai pris le temps aujourd’hui d’en lire les trois quarts.
    La visite sur ton site nous confirme que c’est bien toi que nous avions croisé.
    En lisant, cet après-midi, je me disais que j’aimerai bien te parler au sujet de ton livre, et pour plusieurs raisons.
    Ayant écris un livre et étant en train d’en écrire un deuxième, je me permets, en toute sympathie, deux petites remarques: ne sachant pas quel programme de traitement de texte tu as utilisé, je suis surpris de voir autant de mots coupés en fin de ligne, d’autant qu’ils sont souvent mal coupés. Normalement un mot est coupé entre deux syllabes. Perso, j’utilise Word de Microsoft, et en justifiant le texte, je n’ai aucun mot coupé. D’autre part, il n’y a pas de chimpanzé en Afrique du Sud. Ceux-ci vivent plutôt au Congo. Ceux que tu as rencontré, sont certainement des babouins, voire des grisets.
    Toute autre chose, j’aurai bien voulu avoir ton sentiment sur la publication de ton livre grâce à Amazon.
    J’avais auto-édité mon premier livre, j’aimerai bien en rééditer et ton expérience serait intéressante pour celui-ci et pour le prochain.
    Je vois que tu as un formidable projet à travers la Russie. J’espère sincèrement que tu pourras le mener à bien.
    J’imagine que tu as lu « Magadam » de Kim Hoang aux éditions de l’Aire…
    Par la rédaction de ce message tu as mon adresse mail, n’hésites pas à me contacter.
    En attendant, je retourne, grâce à ton livre, en Afrique du Sud.
    Bonne route !!!

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    • 10 octobre 2019 à 21 h 51 min
      Permalink

      Hello !
      Oui c’est bien moi! C’est d’ailleurs quand nous avons discuté ensemble que j’ai perdu ma carte d’immigration!
      Pour le livre, c’est l’outil amazon qui a coupé comme ça, et je n’ai pas trouvé comment y remédier. Il y a quelques imperfections , comme dans le sommaire aussi, mais c’est un moyen de publier un livre que je trouve vraiment intéressant quand même, sans être parfait, mais qui permet de sortir quelque chose de correct quand même…
      Pour les chimpanzés c’est une erreur de ma part à laquelle je n’ai absolument pas fait attention, c’est ce que j’avais écrit dans mes notes pendant le voyage 🙂
      J’ai bien sûr lu « Magadan »!
      Je t’envoie un mail pour en discuter plus longuement 🙂

      Répondre

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